Études et ré-orientations

Clara, 18 ans : Se réorienter après une 1ère année réussie de médecine

Ancienne élève du lycée Aristide Briand à Evreux

1/ Quelle lycéenne étais-tu ?


J’étais au lycée Aristide Briand, en filière scientifique option Anglais Européenne. J’étais studieuse et soucieuse de faire les choses au mieux. Stressée par le bac, j’ai donc commencé à réviser 2-3 mois à l’avance contrairement à mes ami.es qui l’ont quasiment tous.tes préparé au dernier moment. Le jour du bac, j’étais un peu anxieuse mais surtout déterminée et impatiente d’avoir passé cette épreuve ! Au final j’ai eu 19,7 de moyenne ce qui me paraissait presque irréel, et avec du recul cette note m’a ouvert beaucoup de portes !

2/ Pourquoi as-tu choisi de faire médecine ?

Depuis toute petite, j’ai été attirée par le métier de médecin. En 3ème, j’ai fait mon stage dans un cabinet d’ophtalmologie, ce qui m’a conforté dans mon choix même si j’étais jeune. Par la suite, j’ai fait pas mal de salons de l’orientation où j’ai rencontré des étudiant.es, j’en ai parlé avec mes parents et mes professeurs me conseillaient de faire soit prépa scientifique, soit médecine.

Au final, j’ai choisi médecine pour ne pas avoir de regrets et parce que j’aimais les matières (biologie, anatomie, physique, chimie…). C’était une sorte de défi, je voulais voir si j’étais capable de réussir dans cette formation si sélective.

3/ Comment s’est passée ta 1ère année en médecine ?

Mon année de PACES était conforme à ce que j’imaginais et à ce qu’on m’avait dit : j’avais tout le temps la tête dans les cours, beaucoup de travail et de sacrifices, peu de temps pour moi. La pression et la rivalité entre étudiant.es est également très importante dans cette logique de concours où il faut être le meilleur. L’atmosphère est tendue et n’est pas propice à faire de nouvelles rencontres.

En gros, ma journée type c’était :
* Avant 8h : Réviser un cours
* 8h – 12h : Cours à la fac (ils étaient disponibles en replay sur le site de l’université)
* 13h – 17h30 : Apprendre les cours du matin (parfois, j’avais des TD en physique et chimie (groupe de 100 élèves en amphi).
* 17h45 – 20h : Réviser les cours précédents
* 21h jusqu’au coucher : Exercices ou colles pour m’entraîner

Un soir par semaine, j’avais des colles à la prépa où j’étais.

Le week-end, je me levais aussi tôt (7h). Mes seules pauses étaient le samedi soir pour voir ma famille et le dimanche en fin de journée pour faire du sport.

Au final, cette rigueur m’a permis d’avoir mon année

4/ Pourquoi as-tu décidé de te réorienter et comment ça s’est passé ?

Je me suis rendue compte que ce n’était pas fait pour moi, je n’avais pas envie de continuer encore plusieurs années comme cela.

Si on veut se réorienter après PACES, de TRES nombreuses voies sont ouvertes. Les écoles d’ingénieur en biologie recrutent beaucoup d’étudiant.es de cette filière et il est aussi possible de poursuivre ses études à la faculté en psychologie, biologie, chimie et bien d’autres filières. Selon le rang au concours, il est possible d’avoir des équivalences vers des L2 ou L1.

Pour ma part, j’ai décidé de faire une L2 de biologie mention “Sciences de la vie ingénierie de la santé” à Evreux. A la rentrée 2020, je souhaite intégrer une école d’ingénieur en biologie ou biotechnologies pour ensuite devenir ingénieur d’affaires et travailler dans l’industrie.

Clara répond à toutes tes questions via notre réseau d’échanges ! Contacte-nous pour qu’on te mette en relation avec elle 🙂

“Mon choix post-bac” par

Félix, 21 ans, étudiant à l’école d’ingénieur IMT Lille-Douai

Ancien élève du lycée Aristide Briand à Evreux

1/ Quel lycéen étais-tu ?

J’étais au lycée Aristide à Evreux, en S car j’aimais les sciences. J’étais un peu paumé, je ne savais pas trop quoi faire. Je faisais pas mal de musique et de sport.

2/ Pourquoi as-tu choisi la prépa PSCI au lycée Briand ?

J’avais le projet d’intégrer l’école Louis Lumière pour devenir ingénieur son, c’est un concours qui a lieu au printemps. J’ai donc choisi de faire une prépa scientifique pour m’y préparer. J’ai comparé les différentes options entre PCSI, MPSI, BCPST et les villes. J’ai choisi la prépa PCSI au lycée Briand car il y avait de la physique, matière qui étais au concours. J’ai passé le concours mais je ne l’ai pas eu, il fallait avoir beaucoup de connaissances culturelles que je n’avais pas encore. J’ai donc continué en prépa pour passer les concours d’écoles d’ingénieur.

3/ Quels sont les avantages et inconvénients de la prépa à Aristide Briand ?

Il y a beaucoup d’avantages à Briand : les profs sont à notre écoute et personnalisent notre charge de travail en fonction des objectifs qu’on se fixe au début d’année, on est donc autonomes. On travaillait ensemble avec les autres étudiant.es, c’était bien de pouvoir s’entraider et ça motivait ! Le deuxième avantage c’est que je connaissais les lieux, je n’ai pas perdu de temps avec le fait de m’habituer. J’habitais chez mes parents qui géraient la logistique (courses, ménage, lessive) ce qui me permettait d’économiser du temps pour travailler et aussi de me vider la tête quand je passais du temps avec eux.

Pour les inconvénients, je dirais que j’étais un peu déçu d’être au même endroit pendant 5 ans, j’avais hâte de découvrir autre chose ! Ensuite, cette prépa est adaptée à ceux qui savent se mettre des objectifs hauts et travailler par eux mêmes. Si chaque année, un.e ou deux étudiant.es arrivent à intégrer une grande école (Polytechnique, ENS etc… ) cela reste rare. La prépa au lycée Corneille à Rouen est plus adaptée à ceux qui ont besoin d’une stimulation extérieure pour travailler, avec un rythme plus soutenu qui permet de multiplier ses chances pour avoir les grandes écoles d’ingénieur.

Retrouvez la suite du parcours de Félix en école d’ingénieur plus bas sur cette page


Morgane, 27 ans, Sciences Po Lille

Ancienne élève du lycée Senghor à Evreux

1/ Quelle lycéenne étais-tu ?

J’étais en S au lycée Senghor à Evreux : je n’aimais pas les sciences mais les profs et mes parents me disaient que c’était une voie qui “menait à tout” donc je l’ai choisi pour ne pas me fermer de portes. Je ne savais pas quoi faire après le bac, j’étais un peu perdue et ça me stressait beaucoup.

2/ Comment as-tu connu Sciences Po et comment es-tu rentrée ?

J’ai connu Sciences Po totalement par hasard, chez des ami.es des parents de mon copain de l’époque. Je me suis dit “C’est pour moi ! Une école où on apprend un peu de tout, et où on a 5 ans pour choisir sa voie”. A ce moment-là, c’était des concours d’entrée : j’ai passé celui de Sciences Po Paris que je n’ai pas eu, et celui commune à Lille et 5 autres IEP (Institut d’Etudes Politiques). J’ai eu celui-là et j’ai choisi d’aller à Sciences Po Lille.

3/ Comment s’est passée ta scolarité ?

Sciences Po, ça dure 5 ans : 2 ans où on fait un peu de tout : sciences politiques, histoire, économie, droit, langues… Puis la 3ème année on part à l’étranger (je suis allée en Suède, + d’infos ici). Et après on fait un Master 1 et 2 : j’ai choisi le master “Développement soutenable” et j’ai fini par un stage de 6 mois obligatoire. C’était top : les cours étaient super intéressants et ça nous laissait du temps pour s’engager dans les associations et profiter de la vie étudiante lilloise !

4/ Quels métiers peut-on faire après Sciences Po ?

Presque tout ! (haha). Il y a tellement de master et de spécialités, qu’on peut faire beaucoup de choses, donc c’est difficile de choisir ! Travailler dans les Ministères, les ambassades, être journaliste, prof, travailler dans les entreprises, les associations (petites et grandes), les musées -> on a le choix ! Les stages nous permettent de découvrir plusieurs univers et de commencer à nous spécialiser.


Christophe, 27 ans, ingénieur data – créateur de logiciels (INSA Rouen)

Ancien élève du lycée Senghor à Evreux

1/ Quel lycéen étais-tu ? 

J’aimais beaucoup les sciences (et aujourd’hui encore !), j’ai donc choisi la filière S (scientifique). Je voulais aussi améliorer mon anglais donc j’ai aussi pris l’option “classe européenne”.

2/ Pourquoi as-tu choisi la prépa MPSI (Mathématiques, Physique, Sciences de l’Ingénieur) au lycée Corneille de Rouen après le bac ?

C’était la suite logique de mon bac S : j’aimais les sciences, j’étais bon élève, je ne savais pas trop quel métier faire et mes profs me conseillaient de prendre cette voie. Mon plan était donc de faire 2 ou 3 ans de prépa, passer les concours et entrer dans une grande école d’ingénieur (Centrale, Les Mines, etc.). Je me disais que la prépa et l’école d’ingénieur généraliste me laisseraient le temps de trouver ce que j’aimerais faire.

3/ Pourquoi as-tu rejoins l’INSA après 1 an de prépa ?

Malgré mon attirance pour les maths, la vitesse et la difficulté des cours m’ont obligé à reconsidérer mon plan initial à la fin de ma 1ère année de prépa. Je voulais passer en PSI (Physique, Sciences de l’Ingénieur), 2 choix s’offraient à moi

  • Rester à Corneille où il y avait seulement une classe PSI* (prononcer “PSI étoile”), dont le niveau est supérieur à une PSI normale, mais je n’avais pas le niveau
  • Retourner à Evreux au lycée Aristide Briand, mais je n’avais pas envie d’y revenir avec 3 ans passés dans cette ville, et je n’avais pas confiance dans mon niveau pour passer les concours des grandes écoles d’ingénieur. 

Je me suis donc ré-orienté à l’INSA Rouen, via la plateforme “Admissions Post Bac” (l’ancêtre de Parcoursup 😉 )

4/ Comment se sont passés tes 5 ans à l’INSA de Rouen  ?

J’ai commencé par le cycle “prépa intégrée” qui dure 2 ans. La prépa classique m’avait appris à mieux m’organiser et travailler, donc ces 2 ans ont été beaucoup plus simples !  Ensuite c’est le cycle ingénieur qui dure 3 ans. Je me suis spécialisé dans l’informatique et la data science. La 5ème et dernière année, on doit faire un stage obligatoire de 6 mois, j’ai choisi une startup parisienne où j’ai ensuite été embauché en CDI.

5/ Comment as-tu vécu ta réorientation ?

Lorsque mon professeur principal m’a annoncé que je ne pouvais pas passer en seconde année de prépa à Rouen, ça n’a pas été facile car cela soulevait plein de questions d’un coup : changer de ville et/ou changer de voie, est-ce que j’ai le niveau pour faire ce que je souhaite faire et d’ailleurs qu’est-ce que je souhaite faire. Mais une fois que j’ai été pris à l’INSA, c’était une forme de libération : libération d’un point de vue charge de travail, mais aussi environnement de travail avec le cadre plus agréable d’une prépa intégrée.


Aujourd’hui Christophe est en freelance et conçoit des logiciels de A à Z. Si tu souhaites lui poser des questions, contactes nous pour qu’on te mette en relation avec lui ! 


Félix, 21 ans, étudiant à l’école d’ingénieur IMT Lille-Douai

Ancien élève du lycée Briand à Evreux

1/ Tu es à l’IMT Lille-Douai, comment s’est passé le choix de ton école ?

J’ai choisi en fonction de plusieurs critères : je voulais une école d’ingénieur généraliste pour avoir le choix, qui avait des partenariats avec l’international car je voulais découvrir de nouveaux univers et qui n’était pas trop loin de la Normandie. L’IMT Lille Douai répondait à tous ces critères !

2/ Comment s’est passée ton arrivée ?

Avant d’arriver, j’étais un peu stressé : c’était la première fois que j’allais vivre seul, dans une ville que je ne connaissais pas, mais en même temps, la nouveauté c’était ce que je recherchais ! En août j’ai cherché un logement, géré mon inscription, j’ai regardé ce qu’il y avait à faire à Lille et à Douai.
Les premières semaines à l’école étaient supers ! C’était les semaines d’intégration : les 2ème année nous ont accueilli, organisaient des soirées d’intégration et le week-end d’intégration. Ils nous ont aidé à trouver un parrain ou une marraine qui nous aidaient. On est 250 étudiant.es par promo, donc forcément, d’autres étaient perdus comme moi, on fait vite connaissance !

3/ Comment se passe la vie à l’école ?

On a environ 28h de cours par semaine : c’est sur qu’on travaille moins qu’en prépa mais on a des examens 2 fois dans l’année qui durent 2 à 3 semaines. Dans les cours, on est par groupes de 30 en TD (travaux dirigés) et on a aussi des cours en amphithéâtre. En 2ème année, on choisit des options et on a des évaluations toutes les 4 semaines.

Mais l’école d’ingé, c’est aussi la vie associative qui est super riche ! Pleins de clubs existent (sport, musique, culture, informatique, vidéo…) et on est libre de créer le club qu’on veut. Personnellement je suis dans 8 assos donc ça me prend pas mal de temps mais j’aime beaucoup ça. C’est extrêmement formateur de gérer une association : ça permet d’apprendre à gérer un budget, la communication, trouver des sponsors, gérer une équipe. C’est aussi très valorisé sur les CV, c’est conseillé d’en faire. L’école d’ingé c’est aussi beaucoup de soirées étudiantes (il y en a environ 3 par semaines), mais il faut trouver son équilibre pour quand même réussir son année !

Félix a toujours pour projet de travailler dans la musique et l’année prochaine il partira à l’étranger dans le cadre de l’école.